Préambule

C’est le premier voyage que nous faisons en groupe. Deux couples d’amis qui avaient fait l’expédition marocaine en 2016, nous accompagnent pour ce voyage dans les Balkans. Lors des rencontres précédant ce voyage, ils nous ont promu au grade de « chef d’expédition », ceci bien malgré nous! Voilà ce qui arrive quand on se prépare « trop bien » pour un voyage. C’est un peu comme dans l’histoire militaire : Qui sait aller à vélo ? Nous! Alors vous serez de corvée de patates! Finalement, après nous être fait un peu prier, nous acceptons cette tâche, qui comme nous pourrons le constater n’est pas si facile que ça…

Jeudi 27 avril,

Nous sommes à nouveau sur la route et pour ne pas changer… il pleut et il neige !!

Direction le tunnel du Gothard pour passer par le Tessin et nous rendre au Friûl. Nous voulons y retrouver des amis que nous n’avons pas revu depuis des lustres- 26 ans précisément . Ce soir, nous dormons au camping 2-Laghi (Via Pennella 11, 38057 Pergine Valsugana, Trento) près de Como. Le patron est sympa mais sans plus et l’endroit assez agréable malgré le ciel gris et menaçant. Il pleut trop pour songer se faire à manger aussi on nous conseille un pub au village. 10 minutes à pied ! On s’y rend en voiture et mettrons bien 20 minutes. Mais le pub en question est très chouette, il s’appelle le Chevrolet  car au beau milieu du bar il y a une chevrolet des années 50, qui est mise en valeur par les jeux de lumière. Attention petits mangeurs, ce pub fait des pizzas GEANTES ! mais cette pizzeria vaut le détour si vous passez à Civate.

Vendredi 28 avril,

Le lendemain, après avoir acheté quelques victuailles et des canettes de bière pour nos apéritifs de fin de journée, j’opte pour un trajet passant par les petites routes, mais le traffic y est intense. Nous rendant compte que nous allons jamais arriver à l’heure pour notre rendez-vous à Tricesimo,  nous allons finalement prendre l’autoroute pour nous y rendre. On trouve une jolie « area di sosta » à Tarcento. Et là, c’est pas de bol, le chauffage de la Gazell ne fonctionne plus. J’essaie de dépanner mais rien n’y fait. Va falloir se passer de chauffage en attendant de pouvoir contacter Offroad Accessoires Genève pour avoir de informations plus précises quant à une possible réparation. L’heure tourne, et ils nous faut partir pour Tricesimo où nous attendent nos amis. Dans l’énervement causé par ce satané chauffage, je programme le mauvais numéro de rue, et on se retrouve devant une vielle bâtisse où il n’y a personne. On fait le tour du quartier mais rien ne ressemble à la maison aperçue sur une page FB d’une de nos amies. Finalement, je les appelle et elles nous guident jusqu’à la bonne maison. Elles sont là sur le mur du jardin à nous faire de grands signes. Retrouvailles chaleureuses après 26 ans – il nous semble que c’était avant-hier notre dernière rencontre _ c’est incroyable comme si le temps s’était arrêté! Apéro gourmand, nous ferons connaissance avec la famille et  nous passerons une soirée merveilleuse en bonne compagnie dans un restaurant « Al Zuc » où j’avais mangé avec mes parents il y a plus de 30 ans. C’est juste incroyable et la cuisine y est toujours aussi délicieuse. C’est la fille des propriétaires et cousine de nos deux amies qui tient les rênes de ce resto à recommander ! Finalement, nous dormirons sur la place de parc devant leur maison.

Samedi 29 avril,

Après le petit déjeuner aimablement préparé par nos hôtes, ils nous font visiter Udine. C’est une ville intéressante, offrant de beaux points de vue sur la région du Friûl et des monts Slovènes. La visite du château vaut le détour. Puis, nous prenons le repas de midi à San Daniele, village célèbre pour son jambon cru 24 et 36 mois. Pour moi, il va de soi que c’est le meilleur jambon cru du monde, ne déplaise à tous mes copains français, espagnols et autres portugais… Nous fessons également connaissance du reste de la familles, et Corinne apprendra (moi aussi d’ailleurs) la différence entre « Policia » et « Carabinieri » puisque chacun des maris fait partie d’une de ces entités.  Nous y prendrons un plat composé de toutes les délicieuses spécialités de cette région – prosciutto, sopressa, salami nostrano, et la buratta qui est un sous-produit de la mozzarella, dans le sens noble du terme.

Le temps passe trop vite en bonne compagnie, et il est déjà l’heure de nous quitter pour rejoindre nos amis overlander qui nous attendent au camping Obelisco à Trieste. Ils nous accompagnent jusqu’à l’entrée de l’autoroute A23 en faisant un petit détour pour aller saluer leur père Clo-Clo, compère de chasse de mon père et de moi-même lors de mes débuts cynégétiques en 1976- moment émouvant… Il y a peu de traffic, et nous arrivons sans problème au camping où nos amis Sonja et Markus « Les Grisonnais » sont déjà installés et dégustent leur traditionnel Calanda Radler! Le second couple Sandra et Jürg « Les Bernois » arrivent quelques minutes après nous. Après l’apéro, nous testons nos CB – canal 31 avec les noms de code Gazell  pour Corinne et moi – Passepartout pour les Bernois et Steinböcke pour les Grisonnais. Après quelques réglages, tout fonctionne et nous pourrons communiquer entre les véhicules. La soirée sera mémorable car notre souper au resto du camping sera agrémenté ou devrais-je plutôt dire – perturbé par un trio de vieux rockers chantant bien trop fort pour le minuscule restaurant. Les oreilles bourdonnantes, nous nous rendront compte qu’ils font « que du Karaoke » – avant de rejoindre nos demeures à 4 roues pour la nuit.

Dimanche 30 avril,

Nous passons la frontière Italie – Slovénie. Presque chaque restaurant sur les routes slovènes fait rôtir des cochons de lait à la broche. On en a l’eau à la bouche ! et je veux absolument déguster ce plat pendant notre séjour. Les paysages sont sauvages et splendides. Des forêts à perte de vue. Tout y est très vert. Ce pays a vraiment des airs de petite Suisse. Rapidement, nous arrivons à la frontière Slovénie-Croatie. Les douaniers et la Police contrôlent rapidement nos cartes d’identité, et nous filons vers Rijeka. Arrêt à un des nombreux bureau de change pour acheter des Kuna (Kn). La descente sur cette ville nous enthousiasme car nous voyons en contrebas l’Adriatique d’un bleu turquoise à vous couper le souffle. Plutôt que de prendre la route de contournement, nous longeons les quais de cette belle ville et déjà nous sommes captivés par cette côte croate et sa fameuse route no 8, dites « la Magistrale ».  Nous prenons le pont à péage qui relie le continent à l’île de Krk et allons faire la halte de midi dans une crique où quelques locaux se sont donné rendez-vous pour des pique-niques familiaux. Puis nous prenons les petites routes pour découvrir cette première île. Le choix du camping étant fait, nous roulons direction Baska et le Kamp Zablace.  Fin d’après-midi à flâner sur les plages du camping et le soir nous allons manger dans un petit restaurant du village proche du camping.

Lundi 1 mai,

Après le petit-déjeuner , visite plus approfondie de l’île de Krk et comme il n’y a pas de ferry pour aller sur l’île de Pak nous devons rebrousser chemin par le même pont. Sur une aire de repos, nous rencontrons un couple d’anglais au volant d’un Land Rover de 1965 qui affiche plus de 800’000 km au compteur. De vrais overlanders ! Chemin faisant, les Grisonnais ont repérer un parc à visiter. Après une petit conciliabule au bord de la Magistrale, nous décidons de visiter le parc national Sjeverni Velebit, où nous emprunterons des pistes caillouteuses où par endroit le croisement pose problème, donc un petit feeling d’offroad. Pique-nique en pleine nature, mais il est interdit de faire des feux donc pas de grillage et à nouveau des paysages tout simplement grandioses. On cherchera en vain le parc des ours du centre d’information. On y traverse même les derniers névés. Puis nous redescendons vers la côte et prenons le ferry pour aller sur l’île de Pak. Nous campons à Novalja, au Camping Strasko, à coup sûr, le plus beau camping de ce voyage-fortement recommandé!

Mardi 2 mai,

Visite de l’île avec deux tracés offroad proposé dans notre roadbook Croatie du Sud de Martin & Dana Offroadbücher  dont un qui est fermé à la circulation, mais que les indigènes empruntent –  donc nous aussi, malgré les grosses buttes de gravats servants à stopper l’accès mais qui ne stopperont pas nos 4×4. Comme nous ouvrons la voie – car les copains hésitent à la vue du panneau d’interdiction de circuler – cela nous permet aussi de voir une belle perdrix traverser la piste devant notre Hilux. Nous ferons halte à la ville de Pag pour une visite ayant surtout pour but d’avaler une bonne coupe de glaces. Au port, il y a un petit sous-marin comme celui du Professeur Piccard à l’expo nationale de 63 à Lausanne, sauf qu’après y avoir regardé de plus près nous constaterons qu’il s’agit en fait du drôle de bateau servant sûrement à voir les fonds marins..Ensuite nous reprenons le tracé offroad qui longe de grandes salines et nous rejoignons le continent par un petit pont à Bocetlina. Pause photos, choix du camping et nous roulons jusqu’à Zaton où nous faisons halte pour la nuit au Camping Peros. Le camping n’est pas directement en bord de mer, mais nous avons beaucoup roulé et sommes trop fatigué pour faire les difficiles. Soirée fondue pour toute l’équipe accompagnée du traditionnel petit verre de Röteli Extra stark pour la digestion.

Mercredi 3 mai,

Nous quittons Zaton et rejoignons Zadar connue pour ses belles zones piétonne et son orgue marin – orgue qui nous laissera un peu sur notre faim, pour cause de manque de vagues ou de vent ? Nous flânons le long des quais qui sont entièrement fourni en électricité par des panneaux solaires dont le gigantesque cercle noir de Zadar, puis rebroussons chemin par le centre de Zadar avec ses rues pavées où nous profitons d’acheter tranches de pizza, sandwiches etc. pour un petit repas sur le pouce. Ensuite, nous prenons la route côtière, toujours aussi belles avec ses falaises, petits villages en bord de mer, et ses nombreuses criques, pour descendre vers Split. Spontanément, nous décidons de faire une étape supplémentaire pour visiter la presque-île de Murter et d’y faire halte pour la nuit. Notre camping sera le Camp Jezera-Lovisca à Jezera. Demain, nous irons visiter le parc national Krka, au-dessus de Sibenik.

Jeudi 4 mai,

Après le petit déjeuner, nous partons directement pour la visite des chutes d’eau du Parc de Krka. Le parc national de la Krka, s’étend à quelques kilomètres de Šibenik, sur près de 109 km². Les chutes de la rivière Krka constituent sa principale attraction. Comme des touristes (que nous sommes), on se fait avoir à l’entrée du village abritant l’entrée du parc, où un type gesticulant en gilet jaune-fluo,  nous fait parquer dans un parking qui nous coûtera finalement 40 Kn par véhicule. Attention donc, soyez plus malins que nous, car il existe un grand parking entièrement gratuit près de la marina. Nous avons quelques difficultés à trouver le quai de la navette fluviale qui nous emmènent à l’entrée du parc. 110 kn le billet – à payer à l’entrée du parc et non pas avant de prendre la navette – mais l’endroit les vaut bien largement avec ses nombreuses cascades d’eau, des biotopes à vous couper le souffle. Pas trop de visiteurs, ce qui permet de faire des photos sans avoir à attendre pour ne pas avoir des japonais sur les images; une faune sauvage bien présente, des petits lacs où abondent les chevesnes, crapauds et grenouilles. Le tout, comme en Scandinavie, à parcourir sur des chemins surélevés en bois. Vraiment, l’endroit vaut le détour. Nous irons encore voir les plus hautes chutes d’eau de cette rivière – 32,6m ( il faut reprendre la voiture pour les voir), mais ce n’est pas aussi beau que les cascades et ne justifie pas le temps et les kilomètres investis. Il est tard et il nous faut encore trouver un camping pour la nuit. Ce n’est pas chose facile! Le premier est bof-bof, le second est encore fermé et en rénovation. Le troisième sera le bon, le Camping Solaris à Sibénik mais il est déjà presque 20h! La classe, tout y neuf ou presque et l’accueil est excellent. Une bonne grillade au resto du camping et un verre de Röteli – eh oui, il faut pas se laisser aller -avant de rejoindre la cellule pour le repos du guerrier.

Vendredi 5 mai,

Aujourd’hui, nous faisons un jour de pause qui est le bienvenu avant de continuer notre périple. Journée dolce far niente, promenade le long de la plage de galets. Nous allons faire quelques achats à l’épicerie du camping. Lecture et bonne glace à l’italienne, et nous prenons même le temps de préparer les étapes suivantes. Nous passons une excellente soirée en compagnie de nos amis. C’est l’avantage de voyager en groupe…

Samedi 6 mai,

Le lendemain, nous roulons en direction de Split, pour une visite de la fameuse ville  (à la mi-journée) et afin de prendre le ferry pour l’île de Brac. C’est jour de marché, et il y a foule. Nous décidons de nous séparer pour pouvoir profiter de cette belle ville selon nos affinités. Split, c’est une des villes où ont été tournés de nombreuses scènes de la série « Game Of Thrones ». Lunch dans un petit resto très moderne le « Torito Fine Food Bar » – accueil génial et nourriture 5 étoiles. Balade dans les rues étroites avec de nombreuses boutiques et visite des catacombes du palais. Sur le quai principale vous trouverez une maquette en bronze de la ville et du palais de Dioclétien. Vers 17H00 , nous achetons nos billets de ferry, puis nous embarquons et voguons direction Supetar. De là, nous traverserons l’île de Brac en direction de la petite ville de Bol. Notez au passage que cette île est très connue pour ses carrières de pierre blanche que l’on a utilisé pour construire Split biensuûr , mais aussi la Maison Blanche et le Vatican! En arrivant au Camping Kito, Markus nous informent que la boîte à vitesses de son bébé – le LandCruiser HZJ70 – fait des bruits alarmants en 3ème. C’est le véhicule le plus tout-terrain qui fait des misères et son propriétaire est terrassé… Demain, nous allons approfondir et éventuellement trouver un garage sur Split. Le camping Kito est petit et mais un vrai coup de coeur, car toute la famille y travaille. Un excellent vin fait maison y est servi, l’huile d’olive provient aussi de leurs oliviers (d’ailleurs on aurait dû en acheter) et la patronne nous prépare le meilleur repas de notre séjour jusqu’à présent. Juste délicieux! Et comme c’est le plein au Kito, même la fille – future maire de bol si elle gagne les élections du lendemain – viendra donner un coup de main. Le patron nous offre encore une petite liqueur de cerise maison. La nuit tombe vite et nous passons une nuit entremêlée par de puissantes averses.

Dimanche 7 mai,

La pluie est au programme – d’où un petit déjeuner dans la Gazell. Le patron nous apprend qu’il n’y a pas de ferry reliant Brac à Hvar. Nous devons donc retourner à Split. Au port de Supetar, nous achetons nos billets de ferry avant de partir faire un pique-nique durant une éclaircie, en attendant l’heure du départ du bateau. Nous faisons halte dans un joli coin en bord de mer, et sous les pins. C’est vraiment facile de trouver des endroits pour pique-niquer en Croatie alors qu’ailleurs…Vers 14h00, nous partons faire une balade offroad sur la partie nord-ouest de l’île, nous y voyons de belles villas perdues au milieu du maquis, puis redescendons dans une crique où est amarré un superbe voilier ancien mais qui est sans issue. Il faut faire marche arrière et se faisant je ne vois pas un pilier de béton et j’endommage l’angle arrière droit de la Gazell. Juste un petit moment d’inattention et bang…J’enrage! Retour au port pour un expresso et une pâtisserie. 16H30, le ferry démarre pour une traversée un petit peu houleuse. Puis débarquement à Split et nous roulons vers le Camping Stobrec Split pour la soirée. La fin d’après-midi est passée à la recherche d’un garage Toyota. On y rencontre un drôle de personnage qui voyage seul et dort dans une mini tente que l’on finira par surnommer The crazy scotish Guy car sa chemise a des empiècements de tartan. Il y a pleins de curieux qui viennent prendre en photos nos véhicules, un autrichien qui construit des cellules et qui fait un essai avec sa dernière création installée sur un HZJ 70 et ensuite c’est un jeune couple d’allemand qui se fait expliquer le Landcruiser des Grisonnais dans les moindres détails. Puis apéro et souper au resto du camping qui propose des bons plats, mais l’attente pour les recevoir presque froid n’est pas acceptable. Que se passera-t’il en haute saison ? Le serveur est tellement désolé qu’il nous offre à tous une eau-de-vie pour s’excuser et faire un geste.

Lundi 8 mai,

De bon matin, nos amis partent pour le garage Toyota de Solin et vers 10h00 le verdict tombe: Le Land Cruiser HJZ70 rentrera vers les Grisons en camion, rapatrié par le TCS, car le garage ne peut pas garantir une réparation en moins d’un mois. Nous faisons donc halte pour un jour de plus à Split, le temps d’organiser le retour du Toy et d’aller chercher une voiture de location à l’aéroport de Split. 17H00 tout est fait, Markus et Sonja ont une Ford Cmax qu’il rendront à Rijeka au retour, puis ils rentreront en Suisse avec les copains bernois car le Sprinter est homologué 4 places. Soyons positifs, ils peuvent continuer le voyage et pour les trajets offroad, ils laisseront le Cmax au camping et feront la piste avec Sandra et Jürg. Nous nous retrouvons tous autour d’un bon apéro et d’une saucisse sèche de sanglier, accompagnée d’un bon porto offert par notre amie portugaise répondant au doux nom de code Killheidi et de vodka orange : la boisson préférée de Jürg. Ce soir, nous ferons la cuisine nous même et réviserons par la même occasion notre plan d’étape.

Mardi 9 mai,

Nous quittons Split pour descendre encore un peu direction Dubrovnik. Il y a deux parcours offroad entre Omis et Makarska dans le roadbook des Allemands , mais en les étudiant de plus près, nous nous rendons compte qu’il ne sont pas très recommandés pour la voiture de remplacement. D’ailleurs, toutes les pistes de ce roadbook ont été faites en quad par les auteurs, donc parfois on hésite à les emprunter surtout avec les dimensions du Sprinter HRZ Freedom! Le long de la route nationale no8, nous découvrons à nouveau des endroits magnifiques et faisons quelques haltes pour prendre des clichés. Puis, Corinne découvre sur sa carte routière le Parc national de Biokovo juste après Makarska. Attention, la bifurcation pour se rendre à l’entrée du parc n’est pas bien indiquée, l’entrée est de 50 Kn par personne. La piste fait 23km et monte au sommet du mont Sveti Jure (St Joseph) culminant à 1762m au dessus de la mer Adriatique.

De là, par beau temps, on peut voir les 7 principales îles croates. Au départ, nous dépassons un cycliste que nous croiserons lors de l’ultime montée vers le sommet, mais lui redescend déjà! Solide ce cycliste !

Le parc est vraiment splendide, bien que presque oublié sur nos différents guides. Peut-être parce que la route ne comporte qu’une seule piste. L’été, avec pleins de véhicules, c’est surement moins agréable, surtout pour y croiser car il n’y a presque pas de possibilité!  Mais il vaut absolument le détour, si l’on a pas peur du vide, car la piste y est vraiment à flanc de montagne.

On y verra des chevaux en liberté, des vaches locales ne faisant pas plus d’un tiers de la taille d’une de nos Simmenthal, et aussi un jeune chamois. Nous sommes tous enthousiasmés et ajouté à cela le joli restaurant agritourisme – le Restoran Vrata Biokova (qui a une page FB) – qui nous servira d’excellentes grillades de provenance locale et dont le patron est chasseur comme en témoigne les nombreux photos et autres trophées, y compris une peau d’ours de taille respectable! Le berger allemand qui veille a une moitié d’oreille en moins, suite à une bagarre avec des loups l’hiver dernier comme nous l’explique le patron. Bref, il n’en fallait guère plus à assurer une journée extra. On en a même presque oublié les nombreux passages nuageux. Conciliabule à la sortie du parc et l’on décide d’aller passer la nuit au Camping Jure de Makarska. La pluie devrait refaire son apparition, et vers 18h00 les températures baissent sévèrement, si bien que chacun rentre dans son abri. Demain, nous initions la remontée vers Zadar.

Mercredi 10 mai,

Notre étape du jour est Starigrad, avec son Parc National de Pavlenika, particulièrement prisé des grimpeurs et autres alpinistes et où sont organisées des journées internationales d’Escalade ! Pour s’y rendre, nous prenons l’autoroute qui nous fait découvrir de nouveau territoires qui sont très peu habités. Les nombreux passages de faune avec des pictogrammes de loups et d’ours, révèlent une faune variée et nombreuse. Vers midi, nous faisons halte pour manger un bon repas dans une auberge locale. Le patron fait le service, et parle italien. Ma soupe de poisson est excellente. Puis nous partons à la recherche d’un camping avec un bon wifi et des installations sanitaires de 1ère classe pour y passer deux jours. Notre choix, après 2-3 visites, se porte sur le Camping Blue Sun à Starigrad. En pleine rénovation, nous y trouverons tout même beaucoup de calme et l’endroit sera magnifique à la pleine saison. Nos amis nous rejoignent et nous passons une belle soirée. Repas à la pizzeria du coin et Dessert maison au camping composé de meringues et crème fouettée afin de passer une bonne nuit…

 

Jeudi 11 mai,

Le but de ce jour est de faire le « Karl May » tour en offroad. 55 km, dont 45 en hors piste sorti tout droit du Roadbook de Martin & Dana.  Pour ceux qui l’ignore, Karl May né à Hohenstein-Ernstthal le et mort à Radebeul le , est l’un des écrivains allemands les plus vendus au monde, notamment pour ses romans d’aventures au Far West dont les deux héros sont le Blanc Old Shatterhand et l’Apache Winnetou. Dans le massif de montagne, qui fût le décor de nombreux films de Winnetou interprété par l’acteur français Pierre Brice, véritable star des westerns choucroute dans les pays germanophones. Toutes les jeunes filles avaient son poster dans leur chambre! – les pistes sont caillouteuses, mais sans grosses difficultés, même si par endroit il ne faut pas avoir le vertige. Nous pique-niquons à la cabane de Sv. Ivan, qui a une place de parc, enfin plutôt une prairie relativement plate. Nous profitons pour nous dégourdir les jambes et repartons en 4×4 vers le plateau des chevaux sauvages – il y en avait quelques-uns – ensuite la piste monte et la nature devient plus verte, les parois de roche se rapprochent de la piste et au loin nous apercevons une harde de chamois – vite photos clic clac clic –

puis nous suivons la piste en direction de l’endroit où se trouve une plaque commémorative en mémoire de Pierre Brice et le livre d’Or de Karl May dans lequel nous laisserons une dédicace. Donc si vous passez par là, regarder la page du 11 mai 2017!

De là, la piste redescend en lacets serrés vers la plaine. Le long de cette dernière, il y a de nombreux vestiges de la guerre, des tombes, des chapelles ardentes, qui nous rappellent que cette guerre a eu lieu pas très loin de chez nous. En route, nous traverserons encore une magnifique garrigue, mais qui est interdite, car minée!! Et oui, c’est encore remplis de mines et ces coteaux sauvages seront longs et compliqués à déminer. Quel gâchis! De retour au camping, nous engloutissons de bonnes glaces, après s’être désaltérés à la bière locale. On l’a bien mérité! Ensemble – nous revisitons la suite de notre voyage et préparons le repas du soir.

Vendredi 12 mai,

Nous quittons le camping pour nous rendre dans une zone de randonnée, juste en dehors du Parc Pavlenika, côté sud-ouest, pour aller nous promener dans cette nature magnifique. La petite route bétonnée monte en zigzaguant à travers villages et pans de forêt. La direction à suivre est celle de Vehlio Juhina. On arrive au bout de la bétonnée et là il y a une grande place de parc et même quelques tables et bancs pour pique-niquer. On s’équipe et nous voilà partis sur une piste en lacets qui monte à flancs de montagnes. Corinne en profite pour photographier les nombreuses fleurs qui bordent la piste. On a cru voir un chamois…plus tard, on s’arrête sur un surplomb qui domine les vallées autours, avant de rebrousser chemin. De retour sur la place de parc, nous prenons un petit lunch tiré de nos réserves et autres frigidaires. C’est sympa, même si quelques rafales de vent viennent perturber notre quiétude. Le podomètre de Sandra indique env. 9Km de marche et plus de 10’000 pas !

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Le fitness du jour est fait, maintenant on peut rouler direction Plitvicke et son parc national fameux pour ses nombreuses cascades et lacs. On se sépare pour faire la route qui remonte en direction du nord jusqu’à Rakovica.  Nous logerons pour deux nuits au Camping Korana à Rakovika. Il se trouve à courte distance du Parc et offre à ses hôtes une navette gratuite pour le Parc – départ 9h00 et retour à 17h00- pour chaque nuit passée au camping. On s’y retrouve et il est grand temps de prendre un petit apéro à base de spumante croate – pas mauvais du tout ma foi – et de préparer le programme du lendemain. Que demander de plus… Que le restaurant du camping offre de bon petits plats de la gastronomie locale – c’était presque le cas.

Samedi 13 mai,

C’est à 9h00 pile que le bus navette du camping nous emmène au « Plitvicka Jezera Lakes National Parc ». L’entrée pour une journée est de 110 kn par personne. Les différents parcours échalonnés de 2h à 8h sont disponibles au centre d’information du camping et à l’entrée du parc, pour la modique somme de 20kn. A 9h30, peu ou pas de file pour acheter nos billets et nous voilà partis à la découverte de cet endroit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le Parc est le troisième parc national de Croatie au classement du nombre d’espèces d’oiseaux, avec 157 espèces répertoriées jusqu’à aujourd’hui. Un intérêt particulier est souvent accordé aux populations de loups, chevreuils, cerfs, lynx, loutres et bien sûr à l’ours brun, le souverain du monde animal de Plitvice. Après une descente sur un chemin pavé, nous rejoingnons le lac inférieur et sa grande cascade. Puis nous remontons de lac en lac, qui sont bien sûr entrecoupés  des fameuses cascades. En tout et pour tout 16 km de marche, avec tout de même un grand trajet en bateau électrique, et quelques kilomètres de petit train pour redescendre du point culminant jusqu’au restaurant se trouvant au milieu du parc. En réalité, comme nous avons pu le constater, les durées des parcours sont grandement surfaites. 3 à 4 heures pour le plus grand parcours avec bateau et train c’est largement faisable même sans être un marathonien entraîné. En comparaison au Parc Krka, c’est la masse de touristes qui nous déplaît. Il est difficile de faire une photo ou une video sans avoir des touristes dans le champ de vision. Notre verdict: il faut avoir vu Plitvitcka Jesera, mais devant la nécessité de faire un choix, nous recommanderions Krka sans hésiter. Vers 15h00, nous sommes de retour à l’entrée principale, et devons patienter jusqu’à 17h00 pour notre retour en shuttle. Le Wifi libre du parc est vraiment nulle, donc nous patientons en buvant un café et en suçant des glaces en bâtonnets. Côté météo, nous avons eu de la chance car les précipitations annoncées ne se sont pas manifestées. Tant mieux. C’est notre dernière soirée en groupe, dès demain nous poursuivrons seuls le voyage. Nous amis rentreront via Rijeka pour rendre la voiture de location, puis en Suisse par la route prise à l’aller.. Pour notre part, nous allons remonter en direction de Zagreb, pour en principe aller reprendre la trace du roadbook de Vibraction(r) en direction de la Slovénie. Sandra, Jürg, Markus et Sonja nous offriront le repas de ce dernier soir ensemble dans ce périple Balkans 2017 pour nous remercier d’avoir fait les guides. Merci beaucoup / Danke viemau!

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Dimanche 14 mai,

Finalement et après avoir sorti le roadbook, nous nous rendons compte que la piste redescend de Zagreb vers Rijeka! Flûte et re-flûte! Nous faisons nos adieux à nos amis, et poursuivons notre route direction Zagreb – Maribor. Le GPS est mis en route, et quelque part sur un petite route, sans prévenir, cet imbécile s’est mis à recalculer notre itinéraire ! Et nous voilà redescendant vers le Sud ! Faire demi-tour prendrait trop de temps, aussi nous optons pour la route Rijeka – Ljubljana – Salzbourg. La traversée de la Slovénie de bas et haut est superbe, des forêts à perte de vue, partout ! De Ljubljana vers la frontière autrichienne, nous prenons l’autoroute et oublions de nous procurer la vignette slovène (env.15€) car je suis convaincu que c’est pour les camions. Mais sur l’autoroute, je dois donner raison à Corinne qui, depuis l’entrée sur l’autoroute, me répète qu’il faut avoir la vignette! Aie!  Juste avant la frontière, la police slovène fait un contrôle! Pièce d’identité, permis de conduire, etc. Je prétexte avoir utilisé que des petites routes et comme je suis un chanceux, ça passe! Mais la prochaine fois, je n’oublierai pas les gros yeux du policier slovène. Nous voilà en Autriche et l’heure avance, il nous faut trouver un camping pour la nuit. Corinne propose d’aller voir du côté du Faaker See. Ce que nous ne pouvions pas savoir, c’est que tous les amateurs de tuning s’y sont donnés rendez-vous et on mettra plus d’une heure trente pour faire 2 km. C’est avec le ras-le-bol de faire du « sur place » que nous nous rendons au camping le plus proche, mais assez loin de ces fous pétaradants ! Ce sera le Camping « Ferien am Walde » où nous partagerons l’immense camping avec un seul autre occupant et son camping-car. L’accueil par le propriétaire y est amusant…Il râle sur les fous du volant, est très curieux et sa femme le lui fait remarquer à quelques reprises… mais bon – pour 23€ l’endroit est correct, même si le WIFI ne fonctionne pas. Un lièvre nous rendra visite après le souper. La pluie tombera toute la nuit.

Lundi 15 mai,

Réveil sans pluie – un pti cawa et nous repartons direction Salzbourg par l’autoroute. Vers 12h00, nous parquons le Hilux  près de la Gare et partons découvrir la vieille ville. Un pti café-restaurant « le Beverly » occupés uniquement par des locaux est choisi pour le lunch. Menu du jour – soupe et Semmelknödels au lard avec sauce champignons et un verre de Blaufränker pour 26€ pour deux. Très bon et les serveurs sont vraiment sympa – wifi puissant et gratuit. Petite visite de l’endroit, achat d’un cadenas pour ajouter un témoin de notre passage sur le pont enjambant la rivière Salznach et il faut déjà continuer. Dommage, car il y a beaucoup d’endroits à visiter.

A peine sur l’autoroute direction Munich- Insbruck, nous voilà dans un embouteillage monstre causé par des travaux et un contrôle des camions par la police autrichienne. Vers 16h00, nous pensons à trouver logis pour la nuit, quand les éléments se déchaînent ! Non mais c’est pas possible, chaque fois que l’on part ou que l’on rentre le ciel déversent des décalitres d’eau. Je propose Wattens in Tirol, car j’y connaît un hôtel pour y avoir séjourner quelques fois lors de mes voyages professionnels mais il est complet … Il faut savoir qu’à côté se trouve la maison Swarovski, avec son expo « Kristallwelten » à visiter absolument si vous aimez l’ambiance étincelante du cristal! On fatigue et finalement c’est vers 17h30 que nous trouvons une chambre à Hall in Tirol, juste avant Insbruck. Il peut pleuvoir tout ce que l’on veut, nous sommes à l’abri dans ce sympatique Hôtel Heiligkreuz (trad. la Sainte Croix). Demain c’est la dernière ligne droite – Arrêt à Pfäffikon pour récupérer Pipa chez Mémé, puis vapeur toute vers Delley. Home sweet home.